Ce dispositif autonome performatif et pictural a donné lieu à 3 séries différentes. La première d’entre elles est testée alors que je suis encore étudiant à l’École Supérieure d’Art de Marseille en 2004. Le white cube devient un terrain d’expérimentation performatif où se joue le théâtre des opérations…

Avant

Après

Frappes Chirurgicales

Vue d’Installation

Galerie du Tableau Marseille

2010

 La peinture n’est plus appliquée : elle est projetée par un dispositif détonnant. En lettres capitales, une phrase est tracée à la mèche : « On ne peut pas être neutre face aux crimes. Être neutre, c’est déjà avoir une position ». Extraite du film No Man’s Land, cette citation renvoie à l’ambiguïté des positions dites neutres, notamment celle des casques bleus lors du conflit serbo-croate.
Les noms de code des bombes, inscrits à l’aide de pochoirs, introduisent une autre strate de lecture : celle du langage militaire, où la violence est dissimulée sous une rhétorique de précision et de maîtrise. Le dispositif met ainsi en tension image, texte et action, révélant comment des systèmes techniques et discursifs peuvent produire, justifier ou neutraliser la violence. L’œuvre ne propose pas une représentation du conflit, mais en rejoue les mécanismes, plaçant le spectateur face à une responsabilité de regard et de position.